Presse

On ose des variations de tempo à l’intérieur d’un numéro, on s’attarde sur la malice d’un autre [...] pour aboutir, juste avant le finale, à un chœur maritimo-céleste en voix off d’une beauté stratosphérique [...] Stéphane Fuget, penché sur la moindre inflexion, tant orchestrale que vocale, réussit l’exploit de rendre caduque l’écoute polie[...]

Jean-Luc Clairet, 28 juillet 2021, ResMusica

 

Prima le parole : le récitatif est au cœur du drame, modelé sur le débit de la voix parlée, soutenu par un continuo renouvelé. Toute la beauté de la langue est restituée. Son articulation, ses accents, ses couleurs, son phrasé et ses inflexions sont proches de l’idéal. Cette production – exemplaire – marque un nouveau jalon dans la riche histoire des enregistrements. Toutes les expressions en sont justes, réalisées avec un soin rare.

Yvan Beuvard, 27 juillet 2021, Forumopera

 

« Prima la musica ? Prime le parole ? » Avec le formidable Retour d’Ulysse dans sa patrie proposé par le Festival de Beaune ce samedi 24 juillet, nous avons eu les deux, et superbement ! Malgré l’absence de mise en scène, nous avons en effet constamment eu l’impression d’assister à un vrai moment de théâtre, et la raison en est due avant tout, paradoxalement, à l’exécution musicale hautement dramatique qui nous a été offerte. 

Stéphane Lelièvre, 27 juillet 2021, Première Loge

 

Stéphane Fuget [...] a accumulé une grande expérience de claveciniste avant de passer à la direction, et cela se sent au soin maniaque avec lequel il a fait travailler les chanteurs, axant son interprétation sur la mise en valeur du texte dont aucune inflexion n’est laissée au hasard. Il s’appuie pour cela sur un plateau de premier ordre, qui a fait sien ce «recitar cantando» où le chant se fait tout entier déclamation théâtrale.

Christian Merlin, 26 juillet 2021, Le Figaro

 

Pour sa première participation au Festival de Beaune, Stéphane Fuget frappe fort, très fort et renouvelle avec bonheur l’approche du dramma per musica vénitien. Une distribution étincelante et une direction au plus près des intentions du compositeur Monteverdi, comme vous ne l’avez jamais entendu.[...] La réussite est totale.

Jean-François Lattarico, 24 juillet 2021, Classiquenews

 

C'est comme si on entendait cet air pour la première fois, avec une dignité poétique exceptionnelle, un effacement presque, où la musique donnerait l'illusion de se déployer toute seule. [...] Ces deux heures compteront parmi les très riches d'un festival qui s'emploie à illustrer au plus haut niveau la musique vocale baroque. 

Jean-Philippe Grosperrin, 24 juillet 2021, Diapason

 

Crescendo Magazine, Joker absolu

Premier jalon d’une intégrale des Grands Motets de Lully : un pavé dans la mare

L’orchestre ose une richesse de texturation inouïe, notamment grâce à un continuo frémissant [...] Mieux donc vaudra se dispenser de consulter les barres de mesure, et accepter de se laisser envoûter par la désorientation, le sfumato (les prologues orchestraux), le dérèglement des sens. Les passagères estompes (« exite nostris cordibus ») soulignent d’autant mieux les visées expressionnistes voire sensationnalistes.  [...] On admire le travail de mise au point pour ne pas verser dans la confusion, et pour y greffer des effets époustouflants, quitte à risquer l’overdose de portamenti, soufflets, et hoquets quand se referme le disque. Et pourtant, sous les spéculations épidermiques et les fulgurances dramaturgiques, Stéphane Fuget coalise chaque motet par un sens prodigieux du continuum.  [...] Car si cet album possède une vertu, c’est bien de ne laisser indifférent et de marquer un territoire. Impossible de résister à ce faste qui ne s’emprunte pas à un cérémonial de convention mais se génère à ses propres philtres. Cohobés certes : on ne sait si le résultat est le comble du naturel ou de l’affectation, qu’on dira unis dans une singulière éloquence, animée de l’intérieur, s’appropriant la foi sincère de Lully pour la refondre dans un creuset puissamment imaginatif. 

Christophe Steyne, 11 juin 2021, Crescendo Magazine

 

[...] un bouleversement sans précédent de l’approche de ces pages grandioses. [...] Stéphane Fuget se veut d’une fidélité à la lettre extrêmement soigneuse, qu’il s’agisse des effectifs conséquents ici convoqués, des pratiques vocales (solistes issus du chœur) et instrumentales, déployant un art consommé des dynamiques, de l’ornementation qui mobilise ici quantité d’effets au service d’une expressivité de chaque instant. [...] les mots sont ici sculptés, ciselés au prix d’un vrai travail d’orfèvre [...] Voilà donc une réalisation somptueuse, servie par des effectifs nourris (ils sont absolument nécessaires chez Lully dont la musique a été pensée pour des moyens exceptionnels) emmenés par une direction magistrale sans la moindre faille. C’est de mon point de vue, l’un des plus grands enregistrements jamais consacrés à ce compositeur. Et si notre admiration ne connaît point de bornes, c’est qu’à l’expérience musicale répond ici une expérience spirituelle, qui investit ces œuvres en profondeur pour en livrer tout le sens !

BaroquiadeS, 17 avril 2021, Stefan Wandriesse

 

On soulignera surtout le remarquable travail de Stéphane Fuget et de l’ensemble Les Epopées : les choix d’instrumentation proposés par le chef font entendre un son dense, avec un continuo solide, et offrent de grandes possibilités expressives dont l’orchestre ne se prive pas. 

Wanderer 29 mars 2021, Claire-Marie Caussin

 

La fine attention de Stéphane Fuget défend avec panache ces oeuvres aussi grandioses qu’émouvantes, leurs couleurs expressives et puissantes. La musique semble se faire le miroir sonore des fresques colorées et éblouies des rayons du soleil qui ornent majestueusement la Chapelle Royale de Versailles. [...] Que ce soit à l’attention de la trentaine d’instrumentistes ou du chœur, Stéphane Fuget se montre très communicatif en souffle, animant le discours musical par d’amples caresses ou, à l’inverse, d’un index précis. [...] Toute cette palette expressive déployée par la Compagnie lyrique est rendue possible grâce à un profond travail d’homogénéité. Pourtant, le chœur est en partie constitué de chanteurs solistes, assumant tous leur partie, qu’ils soient tous ensemble, en petits effectifs ou seuls. La ferveur déclamative de Marc Mauillon répond ainsi à la voix grave et solennelle de Frédéric Caton, le timbre clair de Clément Debieuvre résonne sur la chaleureuse expressivité de Vlad Crosman ou le phrasé articulé et fier de Cyril Auvity. Parmi les femmes, la mezzo-soprano Ambroisine Bré charme par l’intensité de son timbre, notamment dans les graves, et son texte expressif. Claire Lefilliâtre convainc également par sa diction précise, sa voix ronde agrémentée d’un vibrato au service de son interprétation. L’occasion également apprécier l’intervention à la fois sûre et fraîche de la jeune soprano Jeanne Lefort.

Olyrix, 9 mars 2021, Emmanuel Deroeux

 

Une aubaine pour tous les amateurs de baroque tant l'album témoigne de l'orinalité et de la vitalité d'une formation qui fait mentir les idées reçues sur le trop grand nombre d'ensembles baroques en France... [...] Un «Rex tremendae», dont les affects du choeur nous transpercent littéralement, témoignant de la belle imagination de Fuget quant à l’ornementation.

La Figaro, 2 mars 2021, Thierry Hillériteau

 

La tension exaltée par les ornements est à son comble et on retient son souffle. [...] Au terme d’une progression harmonique d'une intensité inouïe, la musique monte vers la lumière dans un fortissimo éclatant. Ensuite on note le beau solo de soprano, Quia apud te propitiatio est, magistralement chanté par Claire Lefilliâtre. [...] Il ne me reste plus qu'à exprimer mon admiration pour la direction passionnée de Stéphane Fuget. Le spectacle de tous ces yeux tournés vers ses mains et son visage, (…)témoignait de façon limpide que cet ensemble de virtuoses aussi fourni que varié, chantait d'une seule voix.

BaroquiadeS, 29 novembre 2020, Pierre Benveniste

 

Ici, Stéphane Fuget, habitant chaque instant, nous fait entendre toute la richesse, la pulpe des timbres instrumentaux. Il tire des sonorités déchirantes de son orchestre dans l’ouverture du O Lachrymae, puis des sonorités diaphanes dans le bouleversant trio de flûtes à bec qui précède puis fusionne avec le O Fons amoris. Il est plus que secondé par l’ensemble des solistes, au cœur desquels les noms encore peu connus de Lucy Page, Benoît Arnould, Luc Bertin Hugaud (et bien d’autres qu’il faudrait tous citer), ne brillent pas moins que ceux de Claire Lefilliâtre, Marc Mauillon, Marie Perbost ou Cyril Auvity. Il n’est d’ailleurs pas anodin que chacun des membres du chœur se voit accorder un moment de partie soliste, plaçant ainsi cette recréation sous le signe d’un engagement partagé par toutes et tous. Et cela se voit et s’entend : avec une indéfectible concentration, chaque musicien, chaque chanteur vit cette musique en se l’appropriant. [...] C’est d’ailleurs ce qui frappe le plus dans cette interprétation de très haut vol : elle est bouleversante. Elle nous interpelle tous.

Première loge, 2 novembre 2020, Marc Dumont

 

Les spectateurs ont découvert la soprano Claire Lefilliatre, éblouissante interprète des œuvres des compositeurs italiens de l’époque Renaissance.

Yonne Républicaine, 13 juin 2018